Tourisme - Sur les traces de Vauban

Sur les traces de Vauban



Sébastien Le Prestre de Vauban 1633-1707 Vauban




Sous Louis XIV, de nombreuses places fortes, tant en France qu'en Belgique (et même au-delà) ont été tantôt créées, tantôt aménagées.

Derrière toutes ces constructions militaires, un homme : Sébastien le Prestre (1633-1707). Ce nom ne vous dit rien ? Et si on vous parle de Vauban, Maréchal de France ?

Sébastien Le Prestre, seigneur de Vauban, est, sans nul doute, le plus grand ingénieur militaire de l'Europe des Temps modernes. Au service du roi Louis XIV, il a constitué pour le royaume de France une "barrière de fer" constituée de dizaines de places fortes, de forts et de citadelles sur toutes ses frontières.

D'abord architecte et militaire, Vauban a aussi fait oeuvre d'humaniste: il s’est intéressé à la politique religieuse, à l’économie, à la statistique, aux colonies, à l’hydraulique et aux sciences, conservant toujours le souci de l’être humain.

Au total, Vauban rénova plus de 300 places fortes anciennes et créa de toutes pièces plus de 30 places fortes nouvelles.

La date du 30 mars 2007, qui marque le 300e anniversaire de la mort du célèbre architecte et militaire, nous a inspiré la mise en place de l'une ou l'autre excursion à caractère culturel et touristique, déclinant l'oeuvre de Vauban.


Rien qu'en Haute-Meuse, six places sont concernées:

- Dinant, où, suite au traité de paix de Ryswick de 1698, la restitution de Dinant par les Français au prince évêque de Liège fut désastreuse. En effet, les termes du traité stipulaient que les Français devaient remettre la ville aux Liégeois telle qu’ils l’avaient trouvée à leur arrivée en 1675. Les travaux de fortifications de Vauban furent entièrement minés et disparurent du paysage.
Cependant, ça et là, avec un regard avisé, quelques témoins de ce passé militaire sont toujours visibles. Parmi ceux-ci, des pans de murailles et quatre tourelles dans les jardins des maisons de la rue Saint- Pierre (Dry-les-Wennes) et, surtout, les restes d’une importante tour en moellons calcaires (appelée tour Maximilien, tour de l’Empereur ou encore tour Taravisée). Cette dernière est antérieure à 1554, mais fut refaçonnée par Vauban à la fin du 17e s.


Rempart de Dry-les-Wennes tour taravisée


- Philippeville, créée de toute pièce au XVIe siècle à la fin du règne de Charles-Quint, à la fois une ville et une ancienne place forte militaire.
Au XVIIe, sous Louis XIV, la place forte devient française. Son ingénieur militaire, Vauban, y fait d’importants travaux de réaménagement pour la rendre plus efficace encore face à l’ennemi.
Seuls un magasin à poudre, des casernes, des galeries souterraines (qui reliaient les postes extérieurs de la place-forte à l'enceinte principale) et son dernier fossé sec attestent de cette ancienne fonction de la ville. Tout ce qui est en surface a été démantelé au XIXe siècle.

Philippeville en 1714



- Mariembourg, ancienne place forte édifiée en 1546 par Marie de Hongrie, soeur de Charles-Quint et gouvernante des Pays-Bas. Elle devient française en 1659 (traité des Pyrénées). Louis XIV vient la visiter accompagné de Vauban, qui en modifiera les fortifications. En 1789, Mariembourg devient « avant poste national ».
Aujourd’hui il ne reste rien des fossés et des murailles. La place d’où partent huit rues qui, autrefois, menaient aux remparts, a gardé un charme désuet qui attire les visiteurs. Un espace vert limité par des bornes de pierre et bordé de tilleuls plus que centenaires, une pompe importante édifiée sur le puits de la forteresse, une église (1550) toute simple avec son vieux clocher semi-bulbeux, un hôtel de ville avec ses escaliers de pierre, des vieilles maisons avec leur petit écusson daté de 1637-1652-1670… Cet ensemble a été baptisé « place Marie de Hongrie » pour honorer sa fondatrice.

Mariembourg en 1582




- Rocroi (France, Champagne-Ardenne, Ardennes), ville fortifiée unique. Conçue tout d'abord sous le règne d'Henri II, vers 1555, pour faire face à la forteresse de Charlemont construite par Charles Quint, elle fut remaniée en 1675 par Vauban. Elle comprend une première enceinte fortifiée de défense, avec cinq bastions, tous différents et une deuxième enceinte défensive et offensive, avec demi-lunes et les avancées des portes de Bourgogne et de France. De la place principale, ancienne place d'Armes, dix rues radio-concentriques (en étoile) conduisent aux remparts. La place est bordée de maisons dont la plus ancienne porte le millésime 1676.

Rocroi

- Givet (France, Champagne-Ardenne, Ardennes). L'endroit fut stratégique de tout temps. Ainsi la Meuse y marque-t-elle la limite naturelle entre les territoires aduatuques (rive gauche) et trévire (rive droite). Après avoir appartenu à la Principauté Épiscopale de Liège, qui le fait sommairement fortifier, Givet passe dans l'escarcelle de Charles Quint, qui, en 1555, fait construire le Fort de Charlemont. En 1678 le traité de Nimègue donne Givet à la France et c'est en exécution de celui-ci qu'en 1680, la place de Charlemont est remise à Louis XIV, qui s'empresse de faire compléter les fortifications de Charlemont et celles du Grand-Givet par Vauban. Dominant la Meuse, le Fort de Charlemont agrandi par Vauban en 1678 est l'exemple unique, dans le Nord de la France, de l'art militaire du XVIIème siècle. Sa Pointe Est offre un point de vue unique. Depuis 1963, le fort abrite le Centre d'Entraînement Commando. Il est ouvert au public du 4 juillet au 31 août.

Fort de Charlemont



- Namur où, en mai 1692, Louis XIV en personne conduit le siège de la ville et sa citadelle. C’est le dernier siège auquel il participe. Toute la cour l’accompagne, notamment son confesseur le père Lachaise et son historiographe Jean Racine. Sébastien Le Prestre de Vauban est l’ingénieur en chef des travaux d’approche.
Devenue française, Namur reçoit une nouvelle garnison et Louis XIV charge Vauban et sa bande d’Archimède - ainsi nommait-il les ingénieurs qui travaillaient avec lui - de réparer et d’améliorer les fortifications.

Citadelle de Namur




Notre circuit d'un jour nous conduira de Dinant à Philippeville (visite des galeries souterraines). Ensuite nous entrerons en France pour visiter Rocroi (visite de la ville et ses fortifications) et Givet (visite du Fort de Charlemont). Nous terminerons notre circuit par la visite de Namur (la citadelle et ses galeries souterraines, l'Arsenal, ...), avant de rentrer sur Dinant.





Excursion d'un jour, en car avec guide touristique, destinée aux petits groupes, au départ de Dinant (sauf convention contraire).

Les groupes qui le désirent peuvent nous rejoindre à Dinant en train, et reprendre le train à Namur en fin de circuit.



Contactez-nous pour plus d'informations !





Scenic Tours sprl

Chaussée Romaine, 10
B-5500 Dinant
Belgique

téléphone/fax: +32-(0)82-21 96 37
GSM: +32-(0)475-24 26 50
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Date de création : 16/03/2007 @ 16:45
Dernière modification : 02/08/2008 @ 18:00
Catégorie : Tourisme


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